Episode #89 - Emilie Mullier

"Quand on finit un ironman, rien ne peut nous atteindre" : être athlète de haut niveau

Cet épisode a été enregistré le 19.06.2026 à Berlin.

Nom : Emilie Mullier, @work_run_travel
Thématiques abordées : être athlète semi-professionnelle, ironman, marathon, voyager, travailler, Berlin
Arrivée à Berlin : 03.01.2013

Parmi nous vivent des ovnis. Sous nos yeux, ils bâtissent des trajectoires et au bout d’un moment, se révèlent au grand jour. Emilie Mullier fait partie de ceux-là et je remercie chaudement Frédérique Robin et Jean-Loup Raynaud pour la mise en contact ! Athlète encore amatrice mais avec un palmarès à faire pâlir les plus grands, Emilie a couru en ces dernières années plus d’une quarantaine de marathons, dont deux tours des Six Majors plus Sydney et Le Cap, und dizaine d’Ironman et rentre tout juste de son dernier défi : un double Ironman complet sur deux continents en une semaine, entre Hambourg et Cairns. Voyages dans des destinations reculées, famille et amis soudés, emploi du temps organisé, elle nous partage la discipline qu’elle a développé pour suivre ses ambitions et aller au bout de ses rêves. Bonne écoute 🙂

Notes de l'épisode #89

Française installée à Berlin depuis 2013 après des études de commerce, Emilie mène une double vie hors norme : gestionnaire immobilière freelance le jour, machine à courir le reste du temps. Son palmarès est impressionnant avec 46 marathons officiels, deux tours des Six Majors plus Sydney et Le Cap, et un défi tout juste relevé : un double Ironman complet sur deux continents en une semaine, entre Hambourg et Cairns.

Dans cet échange, Emilie explore comment elle a construit cette discipline en dix ans, partant de deux minutes de course à un marathon en 3h07, en s’auto-entraînant au feeling plutôt qu’en suivant un coach. Elle détaille son rapport à la souffrance, « une zone d’inconfort confortable », sa diète au gramme près, ses 4 à 6 heures d’entraînement quotidien, son refus quasi total de récupération, et l’absence totale de blessure en dix ans malgré un rythme infernal.

Au-delà de la performance, Emilie évoque l’équilibre entre solitude organisationnelle et richesse des liens, entre famille, amis, rencontres récurrentes sur les compétitions, le coût exorbitant de ce sport (25 000 à 30 000€/an, le matériel, les dossards à plusieurs centaines d’euros, sans compter les déplacement et la logistique sur place), à l’absence de sponsors malgré des projets ambitieux (51 marathons en 51 jours dans les 51 États américains), et à sa vision de la course comme art de vivre plutôt que chronométrage.

Cribe de l'épisode #89

Date de ton arrivée à Berlin : 03.01.2013

Pourquoi as-tu déménagé à Berlin ? J’ai saisi l’opportunité de devenir freelance et de découvrir un métier passionnant en suivant un investisseur français qui avait récemment acquis 2 immeubles et voulait quelqu’un sur place pour gérer (stage/écrire mémoire de fin d’étude d’école de commerce, apprendre le marché, me lancer en freelance).

Qu’est-ce qui te plaît le plus à Berlin ? Les espaces verts, le fait de pouvoir tout faire et tout optimiser à vélo, le côté multi-culturel.

Qu’est-ce qui te dérange le plus ? L’hiver gris, froid, long, sans lumière.

Tes trois endroits préférés à Berlin ? Insulanerbad lol / FitX Südkreuz/ Tiergarten.

Qu’est-ce qui est le plus berlinois chez toi ? Bonne question aha. Ponctualité je pense.

Ta recette pour une intégration réussie ? Monter un business multi-culturel, porte ouverte non pas que sur le pays mais sur le monde.

Ta recette contre le mal du pays ? Voyager le plus possible et faire de chaque instant de retrouvailles des souvenirs éternels et intenses.

La ou les personnes que tu aimerais entendre dans le podcast ? Mon meilleur ami Jean Baptiste, mon Ami Maïs, Maxellende, Patrick Sang et ou Eliud Kipchogue, Kristian Blummenfelt, Lucy Charles Barkley, Gaelle.

Pourquoi devrait-on te contacter ? Je suis prête à relever tous les challenges les plus fous, je m’investis toujours corps et âme, prête à repousser toutes les limites et montrer de quoi les femmes sont capables. ultra flexible, capacité de récupération et adaptation hors norme. Pas d’obligation familiale, travail organisable à distance : donc libre.

Autre chose ? Défis en vue (possibles surtout si sponsors) 3 fois les 8 Majors actuels (puis les 9 quand Shangaï le sera aussi) / idée de 51 marathons, 51j, 51 états aux USA, le World Challenge Marathon 7 marathons, 7j, 7 continents, et bien plus encore… no limit !

Contacter Emilie

Remerciements

Merci de tout coeur Emilie de nous avoir partagé ta passion avec tant d’enthousiasme ! Ton énergie est contagieuse et je sais que tu vas encore partager de sacrées performances 😀 ce n’est que le début !