Week-end à Berlin, Cinéma

Everything Everywhere All at Once
des Daniels

Evidemment, il fallait voir sur grand écran l’événement de l’année, film le plus primé de tous les temps et qui a fait le tour de la Toile. Je ne m’attendais à rien mais alors j’ai été époustouflée. Berlin, arrête les drogues j’ai trouvé THE film qui va te plaire.

Aspects techniques :

Réalisateurs : Daniel Kwan et Daniel Scheinert
Genre : Comédie dramatique absurde
Durée : 2h19
Date de visualisation : 31.03.2023

Cinéma : Delphi Lux, Charlottenburg
Séance : VOST (allemand)

Avis personnel :

Il faut quelques jours pour se remettre du visionage du dernier bijou cinématographique multi-distingué Everything Everywhere All At Once et certainement des semaines pour en comprendre les sens.

La complexité et le nombre de thématiques abordées pourraient vous donner un haut le coeur et pourtant le film est conduit d’une main de maître. J’ai horreur du name-dropping pour comparer les films entre eux, mais ici ce sera plus simple ; il y a du génie à la Pulp Fiction de Tarantino, du multi-univers de Rick & Morty, du Kung Fu et des scènes de combat sublimes, une bonne dose de latex, du fashion et beaucoup d’humour.

Un film qui aborde tout en un les décisions de vie, le sens de l’univers, les relations intra-familiales, l’identité et les détails du quotidien, porté par des protagonistes spectaculaires, avec la force de proposer un cinéma original, loin de Mr. gros bras aux pouvoirs surnaturels qui sauve le monde en même temps qu’une histoire d’amour à deux balles, tout en étant très hollywoodien et pourtant une production indépendante.

Bref, parfaitement maîtrisé avec des effets spéciaux où pointe la force de l’intelligence artificielle dans l’exploration et la mise en image de concepts philosophiques, un film qui fait l’effet d’un trip hallucinogène couplé à une bonne session de thérapie, qui règle une bonne fois pour toutes vos histoires de famille. Un must.

Et pour en savoir plus (après avoir vu le film), je vous recommande la parfaite critique d’Antoine Desrues.